Le beau parcours des stratégies Event Driven ne se dément pas

Lyxor AM
 
06/03/2017
La performance des stratégies Event-Driven est restée orientée à la hausse ces dernières semaines.

La performance des stratégies Event-Driven est restée orientée à la hausse ces dernières semaines, sur fond d'activité de fusion-acquisition vigoureuse depuis le début de l'année, en particulier aux Etats-Unis.

Selon Dealogic, les transactions internationales de fusion-acquisition ont atteint 490 milliards de dollars depuis le début de l’année (au 3 mars 2017). Si les volumes mondiaux ont légèrement reculé par rapport à la même période l'an dernier (-7%), cela s'explique essentiellement par une diminution des transactions en Asie (-36%, Japon inclus). En revanche, les volumes ont augmenté de 6% aux Etats-Unis, à 221 milliards de dollars, tirés par les secteurs de l’énergie et de la santé (où le volume d’opérations a respectivement progressé de 300% et 62%). L'activité de fusion-acquisition robuste outre-Atlantique est favorable aux gérants Event Driven dans la mesure où leur exposition à cette région est importante. La plus importante transaction proposée depuis le début de l'année est l'acquisition pour 31 milliards de dollars d'Actelion par Johnson & Johnson, qui se classe au premier rang dans les portefeuilles Merger Arbitrage.

Cela fait désormais cinq semaines consécutives que l'indice Lyxor Event-Driven gagne du terrain. Il surperforme les autres stratégies de hedge funds en cumul annuel. Cette évolution est conforme à nos prévisions, compte tenu de notre recommandation de surpondérer la stratégie depuis plusieurs trimestres. Nous restons convaincus que la stratégie réalisera de bonnes performances cette année. En particulier, la réforme fiscale aux Etats-Unis devrait se traduire par une accélération de l'activité des entreprises en matière de fusions acquisitions, rachats d’actions, distribution de dividendes etc… , qui soutiendrait la stratégie.

S'agissant des autres stratégies de hedge funds, les stratégies CTA ont brillé en février. Elles ont en effet signé une surperformance sous l'effet du redressement des actifs risqués et des matières premières. Sur une note plus négative en revanche, certains gérants obligataires ont sous-performé sur l'ensemble du mois de février. Plus récemment, les fonds Global Macro ont accusé une sous-performance la semaine dernière en raison de leurs positions courtes sur les obligations européennes et du rebond de l'euro par rapport au dollar américain.


loading...