En avril, Active Diversified Beta a largement battu son indice de référence

Auris Investment Managers
 
11/05/2017
Le mois d’avril s’est clairement scindé en deux parties bien distinctes

Le mois d’avril s’est clairement scindé en deux parties bien distinctes au gré

des informations disponibles sur les résultats du premier tour de l’élection

présidentielle française. En effet, la perspective d’un second tour voyant

s’affronter Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon a augmenté les primes de

risques sur l’ensemble de la zone euro et notamment sur la France jusqu’en

milieu de mois. Le spread de taux entre la France et l’Allemagne a même

atteint 78 bps le 13 avril 2017 contre en moyenne 35 bps ces deux dernières

années. Les marchés d’actions européennes ont suivi la même direction en

corrigeant sensiblement (-2.60% pour l’Eurostoxx 50).

Au lendemain des élections, les mouvements se sont inversés brutalement sur

l’ensemble des instruments financiers (+4.43% pour l’Eurostoxx 50 post élection

pour terminer à +1.68% sur le mois). Le taux d’emprunt français à 10 ans se

traitait en fin de mois à 0.83%.

Nous avions allégé sensiblement nos positions actions en début de mois (de

27% à 16%), principalement en couverture et en vente de valeurs à béta

élevé, en prévention d’une amplification des craintes. Profitant de la baisse

des marchés d’actions, nous avions levé une partie conséquente des

couvertures la veille des élections. Enfin la sensibilité obligataire a été abaissée

à 1.52 via des couvertures en dettes françaises et italiennes.

Au-delà de la politique, la BCE maintient des conditions de financement très

favorables pour les entreprises (taux bas et stables, avec notamment une

poursuite du resserrement des spreads de crédit). La confiance des directeurs

d’achat est de ce fait élevée. Sans l’arrivée au pouvoir en France d’un

candidat eurosceptique qui remettrait en cause la légitimité de la BCE, la

situation n’a pas de raison de changer radicalement et plaide pour une

accélération des CAPEX et pour des révisions à la hausse des prévisions de

croissance du PIB de la zone euro pour 2017. A l’inverse, les surprises

économiques aux Etats-Unis commencent à être négatives et nous invitent à

plus de prudence. Nous concentrons donc nos investissements en Europe. Les

thématiques financières et énergie ne sont plus présentes et nos nouveaux

investissements se sont orientés vers des valeurs de croissance (SCHIBSTED,

PRICELINE, RENTOKIL INITIAL, JUST EAT). Sur la partie obligataire, nous

privilégions une stratégie de portage sur les obligations hybrides corporate et

obligations financières et nous restons attentifs au segment des obligations

High Yield en privilégiant des faibles durations.


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