Normalisation des politiques monetaires #3. Pas de tapering en vue du cote de la boj

Lyxor AM
 
15/06/2017
Depuis 2013, la première flèche (monétaire) d’Abe a essentiellement entraîné une...

Depuis 2013, la première flèche (monétaire) d’Abe a essentiellement entraîné une dépréciation de 40 % du Yen. Et maintenant ?

· L'assouplissement monétaire a creusé le différentiel de taux avec les États-Unis, dépréciant le yen et stimulant des exportations nipponnes

· La Banque du Japon (BoJ) s’est contrainte dans une position conciliante très active, alors même qu’elle

o a déjà accru son bilan à un niveau égal à un an de PIB ;

o détient 40 % du marché japonais des obligations souveraines ;

o achète chaque année 1 % du marché boursier national (via des ETF).

La BoJ peut-elle suivre sur la voie du tapering la Fed – et peut-être la BCE ? L’inflation répond « pas encore ».

· Le rythme récent d’achat a faibli, les marchés ne défiant pas l’objectif de « contrôle de la courbe des taux »

· Cependant, la démographique a fait baissé les chiffres du chômage... sans hausse de l'inflation salariale

· et l’assouplissement quantitatif et qualitatif n’a que peu relancé emprunts et investissements

· L’inflation stagne à proximité du territoire négatif

Le Premier ministre Abe pourrait être tenté de crier victoire sur le front monétaire avant les élections de décembre 2018

· Le mandat du gouverneur Kuroda se termine en mars et il pourrait être remercié pour ses avancées

· Y a-t-il un risque immédiat de tapering ? Nous ne le pensons pas. Premièrement, Kuroda pourrait rester en place et se charger lui-même (comme ses homologues américains et européens) de la sortie de l’assouplissement monétaire d’ici 2023. Deuxièmement, un remplaçant de devrait pas non plus se presser.

Nous conseillons de ne pas (encore) défier la BoJ, et gardons une recommandation neutre sur les obligations de l’État japonais.


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